LA PLACE DE L’HUMOUR DANS LA CONSULTATION DE MEDECINE GENERALE : Etude qualitative sur le ressenti des patients.

Auteur:: 

Directeur: : 

Faculté de soutenance: : 

Mot-clés: : 

Date de soutenance: 

fév 2012
Fichier attachéTaille
thèse_sanselme.pdf2.27 Mo

Résumé: 

D’après la WONCA, la médecine générale « construit dans la durée une relation médecin-patient basée sur une communication appropriée ». C’est dans ce cadre que l’humour nous a paru être un outil précieux du colloque singulier. Mais qu’en pensent les patients ? Quels sont d’après eux les bénéfices et les risques de l’humour ?
Notre objectif était d’évaluer le ressenti des patients sur la pratique de l’humour en consultation de médecine générale, et d’en dégager une éthique de l’utilisation de l’humour. Six focus groups de patients ont exploré le point de vue de patients adultes sur la relation médecin malade puis sur la pratique de l’humour, en particulier les avantages, les risques et des règles de « bonne pratique » qui en découlent. Après retranscription, une analyse thématique du contenu a été réalisée en double lecture.
Les patients ont une image positive de l’humour, contrairement à l’ironie ou la moquerie. Ils le considèrent comme une compétence médicale et lui attribuent des effets bénéfiques sur l’ambiance de consultation, la relation médecin patient, l’acceptation de la maladie, et la pathologie. Il aurait une fonction anxiolytique, de dédramatisation, antalgique et de défense. L’absence d’humour apparaît comme néfaste et contre productive. Toutefois, ils signalent qu’il peut être source de malentendus, peut constituer une fuite, provoquer une déconcentration, et une rupture relationnelle.
L’humour doit donc être délicat et bienveillant, toujours inclure le patient et aller dans son intérêt. Le médecin doit avoir conscience de sa nocivité potentielle, et s’adapter à la singularité de chaque consultation. Les patients sont unanimes sur la nécessité de savoir s’abstenir.
L’avis des patients concorde globalement avec le point de vue des soignants mis en exergue dans la littérature : l’humour est thérapeutique si il est bienveillant, partagé, s’inscrivant dans une relation respectueuse et saine.